Friday, October 10, 2008

Une fin...

Comme toute bonne chose à une fin, mes 142 jours en sol sud-américain prennent fin aujourd'hui.
Je me trouve au meme endroit, devant la même fenêtre du même aéroport où voilà cinq mois, je trépignais d'impatience, d'inquiétude et de joie à l'idée de tout ce qui m'attendait. Aujourd'hui, je m'y retrouve changée, grandie (et parlant mieu l'espagnol) grâce à toutes les nouvelles expériences que j'ai vécu, à tout ce que j'ai pu assimuler de l'Amérique du Sud mais aussi touchée par une déja trop grande nostalgie.
Je retourne donc au train-train montréalais, de retour à la réalité, après cinq mois de déconnexion totale, avec cinq mois de nouveaux bagages qui m'aideront à enchaîner mon retour et mes nouveaux acquis à ma vie montréalaise.
En cinq mois, j'aurais pu m'amouracher de la diversité Équatorienne, m'épanouir devant les merveilles du Pérou, profiter du sourire du peuple bolivien et apprendre à connaître des personnes qui me sont aujourd'hui très chères. Je reviens à Montréal, le coeur rempli d'images, de souvenirs et d'évênements, la tête pleine d'idées et d'envie d'aventures prochaines et surtout, je revient l'esprit libre grâce à toute la beauté que m'auront apporté les cinq derniers mois.

''Je reviens à Montréal, le corps tatoué du visage des gens'' -Ariane Moffat

Thursday, October 2, 2008

Last Round

Les journées s'écoulent de plus en plus rapidement et je réalise que je suis en train de vivre mes derniers moments ici. J'aurais aimé passer un peu plus de temps en Bolivie, mais ça sera pour un autre voyage. Voici les récits des trois dernières villes qu'on aura visiter avant mon retour à LaPaz.
Potossi :
Potossi a déja été le centre de la richesse de l'Espagne. L'immense montagne qui borde la ville étaitjadis remplie d'argent et une quantité phénoménale du métal y a été envoyé lors de l'époque coloniale. Autrefois la ville la plus riche de l'Amérique du Sud, elle n'est maintenant plus qu'une jolie ville où il fait bon flâner. Il est possible de visiter les mines coopératives où les mineurs travaillent encore (sous des conditions de travail horribles) afin d'y retirer ce qu'il y reste de minerais mais un concours de cisconstances et une mauvaise grippe m'auront empêcher d'y faire mon tour.
Sucre:
Sucre est probablement la plus belle ville de la Bolivie, avec ses rues coloniales et sa place centrale bondée de palmiers et de gens. Capitale de fabrication de chocolat, vous pouvez déja m'imaginer dans le boutiques de chocolat équitable et délicieux : ''Je vais prendre ça, et ça, et ça. Ah, et ça et ça, juste pour goûter.''
Durant notre séjour dans la ville, on aura même pu assister à la tempête de grêle du siécle! Du jamais vu! Une grosse pluie a commencé par inonder les rues de la ville pour ensuite se transformer en grêle! Des grêlons gros comme ça ne se peut pas! On se serait cru dans un paysage d'hiver, la glace remplaçant la neige, une rivière glacée occupant les rues et les Bolliviens découvrant les plaisir de batailles de boules de.. glace.
Cochabamba:
Cochabamba est une grande ville sans plus. La vie nocturne lui aura donné un peu de cachet puisque nous y auront passé notre unique soirée dans un café-bar nommé Casablanca à siroter de bonnes bières locales et en écoutant un duo Jazz live.
On y aura aussi vu la Grande Statue du Christ, qui est en fait plus grande que celle de Rio de Janeiro au Brésil mais qui n'a pas été élue merveille du monde pour autant...

De retour à LaPaz, je profite de mes derniers jours avec mon copain et de la fin de mon séjour... De retour dans une semaine!

Uyuni

Nous voici donc arrivés à Uyuni, petite ville au genre Western du Sud de la Bolivie. Ici nous attend LE tour pour lequel je m'impatiente depuis le début de mon voyage : 3 jours à traverser le plus grand désert de sel (et probablement le plus haut du monde aussi) en Landcruiser, à observer les merveilles que la nature nous offre.
Jour 1 :
Nous avons débuter notre séjour pas une courte visite du cimetière de train de Uyuni (bonjour la rouille) pour ensuite nous enfoncer dans le désert tout blanc de sel. L'étendue de sel semble infinie et s'étend en craquelures au loin, les jours de pluie (approximativement deux fois par année), le sol se transforme en miroire et reflète tout ce qui y pose pieds (inutile de vous dire que j'aurais tout donné pour qu'il pleuve mais saison oblige, c'est le soleil qui nous a accompagné) ; un paysage qui sort tout simplement de l'imaginaire.
Nous nous sommes arrêtés sur l'Isla del Pescado, une ancienne île de cette jadis mer, composée de fossiles de corails et de cactus centenaires. Fin de journée dans un hotel de sel (les murs, les lits, les tables! Tout est en sel!) sous un ciel plus qu'étoilé!
Jour 2 :
Nous nous sommes éloignés du déser de sel pour nous diriger vers un désert cette fois plus réel. Au fil des kilomètres sont apparus les lagons, petits, grands.. jusqu'au Lagon de Medianda, remplis de flammands roses! Image assez loufoque : décors vide et sec parsemé de montagnes, température froide et.. flammands roses. Une autre série de lagons a s'est dévoilée sur le chemin, de toutes les couleurs (bleu, café, vert) duement à la présence de minerais et d'algues. Le plus impressionant aura été la Laguna Colorada, rose, bleue et parsemée d'île de sel (et de flammands, bien évidement). Le trajet s'est poursuivi en faisant des haltes pour admirer des arbres de pierres, des montagnes de lave habritants des viscachas (petit lapin-chinchyla au nez de cochon) et pour jouer avec le moteur du Landcruiser qui faisait des siennes. Deuxième nuit dans un hotel glacial au beau milieu de nul aprt (hourra pour la laine d'alpaca, je ne le dirait jamais assez souvent).
Jour 3 :
Lever : super tôt pour pouvoir admirer le lever de soleil sur les geysers ''sol de Mañana''. On se rend aux geysers (de peine et de misère puisque le Landcruiser fait encore des siennes, lala, ça s'annonce mal) où nous attendent vapeur, odeur de souffre et bouette en éboullition en plein milieu d'un ancien cratère. Avec le reflet du soleil, on se croirait dans un décors de sorcières. Prochain arrêt, la Laguna Verde. Le hic, c'est qu'on ne s'y rend pas, le landcruiser à le mal de l'altitude (on est a plus de 5000m). Notre guide tente le tout pour le tout en jouant au McGaver avec le moteur mais après tois heures, il s'avoue vaincu... On marche jusqu'au Laguna Verde (d'un turquoise qui rapelle la mer des Caraïbes) et ensuite jusqu'au campement le plus proche (qui heureusement n'est pas trooop loin) pour appeler la compagnie qui nous enverra un autre véhicule. Nous avons été chanceux dans notre malchance puisqu'il y avait déja un autre auto prêt à nous ramener à la ville, tout juste à temps pour attraper notre bus (de justesse) pour Potossi.
Bon, cette péripétie nous aura fait manquer le Désert de Dali et les bains thermiques (j'en veux personellement à Toyota) mais me vaudra une belle histoire à raconter à mes petits enfants.