Thursday, August 28, 2008

Huaraz


Jour Un

Nous sommes atteris aux petites heures du matin dans la ville d'Huaraz, surplombée par une infinité de montagnes au sommet blanc : la cordillère blanche du Perou.
Les villes touristique et les étrangers sont de plus en plus présents dans notre séjour au fur et à mesure que nous poursuivons notre chemin vers le sud. Je commence donc à m'accoutumer aux "¡Hey! Niña gringa!" (mon nouveau petit surnom d'amour) et au fait que les agences de tours et d'activité de plein air péruviennes nous prennent pour de parfaits imbéciles.
Ici l'air est plus frais (bonjour la tuque en alpaca :) ... et le foulard, et le veston, et ... un chance que Félix est là pour mettre un frein à mes achats), je me croirais en octobre montréalais!
Demain, je m'embarque pour la grande aventure! Trois jours de marche au sein de la cordillère blanche : camping en montagne, grandes montées et une Sophie essouflée sont au menu. Je vous en redonne des nouvelles entre deux randonnées!

Jour 2

Le grand départ est à 7h30. "Six heure de marche sur un terrain plat" que le guide nous dit. Après 1h30 de bus, on nous débarque dans une petite vallée d'où on aperçoit les sommets eneigés des montagnes et où les vaches, les ânes et les chevaux vive tranquilement au rythme de la nature. Nos trois guides (dont un à près de 75 ans!) enfilent des backpacks plus haut qu'eux et probablement 4 fois trop lourd pour la santé de leur dos.
On débute la marche, ponctuée de petites pauses (du au fait que le contenu de leurs sacs de voyage aurait rempli la valise d'une fourgonette). Après ce qui me semble n'être qu'une petite heure de marche, on s'arrête. "¡Burros! Vamos a encontrar burros" que le guide nous dit. Tannés de traîner l'équivalent du poids d'une vache sur leur dos, nos guides partent à la chasse à l'âne pour qu'il le fasse à leur place. Finalement, on s'arrête pas bien loin question d'installer notre campement.
Les six heures péruviennes s'auront avérées n'en être que deux et demie. Bon, on est pas très essouflés mais les paysage (et les étoiles!!!!) aura valu le coup.

Jour 3

Réveil à 7h, suite à une longue nuit (un peu froide pour les orteilles). Petit déjeuner. "Aujourd'hui, nous allons marcher cinq heures en montant" que le Guide nous dit. Départ : 9h.
Bordel, y'est 9h20 et je suis déja à bout de souffle. Et il faut que je monte jusqu'à 4800 mètres de haut?? C'est pas sérieux.
Chacun de nos pas nous gratifie d'une vue de plus en plus belle sur les glaciers. Après ce qui me semble être une marche de deux heures (et avec mon corps qui me menace de faire une crise cardiaque), nous arrivons à notre premier lagon, aux reflets bleutés et à la source montagneuse. Une vraie beauté. Le paysage est époustouflant, on a peine à en croire nos yeux. Peite pause. En croquant ma pomme, je me retourne et j'aperçoit la montée (en fait, une partie de la montée) qui m'attend. Un petit chemin qui zigzague le long d'une montagne haute comme ca se peut pas.Ça y est, je vais mourir dans les Andes. La montée qu'on vient d'effectuer est une colline, que dis-je, une butte comparer à ce qui m'attend. Je prend mon mal en peine et j'entreprend le chemin. Alors là! On ne sait pas ce que c'est que d'être essouflés quand on a pas grimpé les Andes (je pense aux pauvres petits ânes, qui sont maintenant deux, ui doivent porter tout notre matériel). Mon souffle est court et mon coeur bat la chamade accélérée. Mais bordel que le paysage est beau! Les montagnes, les ruisseaux, le ciel bleu... Je n'en crois toujours pas mes yeux, toute cette splendeur qui s'étend devant nous, à perte de vue. On fini par arriver dans une belle vallée, question de pic niquer (et de se reposer). Suite du programme: lagon numéro deux (qui bien sur se situe au haut d'une autre montagne, mais petite cette fois). Après un petit 20 minutes de marche, nous nous retrouvons devant un autre lac d'eau pure, entouré de glaciers. Je manque de mots pour décrire toutes les merveilles qui se sont offertes à moi aujourd'hui. Aprés un petit moment zen devant ce joli paysage, direction campement! Et là, du fin fond de ma vallée, j'aperçoit notre guide de 75 ans (qui avaient devancé le pas) et ses deux ânes, tout au loin, si minuscules, en train d'escalader une montagne qui semblent interminablement haute. "Par là bas" qu'il nous dit, notre guide. Mon dieu seigneur. Je n'ai jamais sentis mon corps tant au bord du désespoir. L'altitude a joué contre moi et chaque pas de plus me prend un effort démesuré. J'ai peine à respirer, j'ai l'impression que je vais succomber d'un moment à l'autre. Le Cotopaxi et la randonnée après le lagon de Quilotoa peuvent bien aller se cacher, ce n'était en aucun point comparabl. Quand on compte ses pas entre chaque petite pause pour s'encourager, quand les larmes vous montent aux yeux face au sommet (qui recule, je vous le jure!) et quand chacun de vos muscles tremblottent après le moindre effort, ça, ÇA c'est se surpasser, c'est dépasser ses limites. Alors que j'avais cesser d'y croire, mes efforts on fini par porter fruits. Nos tentes sont apparues, au sommet de cette montagne, bordées par un petit ruisseau. Arrivée : 16h30. Les cinq heures péruviennes se seront trasformé en sept heures et demie.
De ma tente, je vois les glaciers qui s'étendent en chaîne et la beauté de la nature qui semble intacte. Toue cette misére m'est donc oubliée : Je campe au sommet du monde et il neige tabarnak!

Jour 4

Réveil : 6h30, suite à une courte nuit ponctuée de réveil dus aux étourdissements, aux maux de ventre et aux bouffées de chaleur (ça y est, le mal de l'altitude, ou une insolation, ou les deux, m'auront attrapé). Petit déjeuner : rien ne veut entrer, tout veut sortir. Les guides me regardent en se demandant si je vais me rendre jusqu'au bout. "une heure de montée, deux heures de descente et 4 heures de terrain plat" que le guide nous dit. Je ne sais plus si je dois me rejouir ou voir peur. Départ, 8h30.
La montée, si courte soit elle (environ une heure et demie), m'est insuportable. Je suis étourdie, je me demande si je dois mettre le pieds sur la roche qui tourne autour de mois ou celle qui est floue, je respire comme une poisson au milieu du désert. Le sommet apparait, enfin! 5100 mètres! Petite pause, prise de conscience.. Wouah! le paysage est féerique! Montagne, lagun au loin, vallée... Encore une fois, tout ça aura valu la peine!
On entreprend donc la descente, qui doit sonner plus facile qu'elle ne l'est réellement. Chaque pas doit être amorcé avec précaution puisque le terrain n'est évidement pas asphalté. Mes étourdissement rendent la chose d'autant plus agréable. J'ai mal au ventre, la tête qui tourne et du mal à faire un seul pas. On finit par arriver sur le terrain plat. Le gazon (pas des roches!) est une vrai petite douceur pour mes orteils. N'ayant pas mangé depuis la veille, je n'ai vraiment mais vraiment plus d'énergie. Bref, le retour au bercail représente une vraie épreuve pour moi. Aprés quatre heures de marches, les glaciers finissent par rapetisser derriére nous, et le chemin prend fin.
Arrivée, 16h. Je ne sais pas si les prédictions péruviennes auront été justes, ayant perdu toute notion du temps mais bordel que ce fut accomplissant! Cette petite expédition de trois jours m'aura donné la chance de voir les plus beaux paysages qu'il m'ait été donné d'admirer, d'apprécier plus intensément l'instant présent et les merveilles de la nature et d'être forte comme jamais je ne l'aurais été!

Thursday, August 21, 2008

Au pays des ruines...

Mon périple au Pérou se continue dans la tranquilité mais surtout, ponctué de multiples découvertes, plus merveilleuses les unes que les autres.
Après notre séjour en bord de mer, nous sommes déscendus vers chiclayo, une ville qui nous permettait de faire escale avant de s'enfoncer une peu dans les montagnes. Tout près de là, nous avons pu visiter nos premiéres ruines péruviennes. Bon, elles on été un peu décevante (on aurait plutot dit un grand tas de bouette plutot qu'une pyramide, mais bon.) malgré que les sarcophages de la noblesse de cette population pré-incaïque étaient interessants.
Chachapoyas à été une communauté plus interessante que la précedante. Un petit village andin : marché, place centrale et montagnes.. De plus, les alentours nous on permis de découvrir tout plein de paysage fantastique. Une chance d'ailleurs puisque nous avons été pris dans cette ville plus de 5 jours puisque les routes étaient bloguées par des grèvistes...
Nous avons donc vu les ruines de Kuélap (pré-incaïques), perchées au haut d'une montagne. Nous avons marché jusqu'a la petite communauté de Huancas pour découvrir un canyon gigantesque et majestueux. Un des paysages les plus impressionants qui m'aie été donné de voir! Et entre deux pancartes ''Papa, ne court pas, ta famille t'attend'' (reste à en déterminer le vrai sens) et''SVP roulez à droite'' (hum, rassurant qu'il ait a nous le spécifier), nous avons rouler, que dis-je, zigzaguer entre les montagnes aux petites heures du matin pour découvrir la troisième plus haute chute du monde! Bref, c'est une bonne chose que nous ayons été pris dans ce petit village pour plusieurs jours.

Après un autre 20 heures de bus (Grèviste obligeant au détour), nous sommes de retour sur la côte (un peu moins chaude) à Trujillo. Nous avons visiter d'autre ruines (celles de Chan Chan et qui devraient ètre les dernières avant le MachuPichu) et nous nous re-tapons uns autre 9 heures de transport ce soir (je commence à en avoir ma claque des bus, c'est donc ben grand le Perou bordel) pour nous diriger vers Huaraz (dans les montagnes, cordillére et vues de la muerte garanties).
D'ici la, je vous laisse avec quelque photos!
xx


Thursday, August 14, 2008

Peru style

Et voila! Un tout nouveau pays! On a passé les douanes sans problème, mis a part une petite madame qui amenait une caisse de fleur avec elle... Perte de temps mais bon, tout a bien été. On a donc laissé Gab derrière et je voyage maintenant seule avec Félix.
Le changement de culture ne se fait pas sentir intensément: les gens sont plus souriant, les paysages plus pollués mais reste que les différences ne sont pas encore flagrantes.
Nous sommes au Nord du pays, sur la còte (et oui, je profite encore et toujours de la plage et de la mer... heh). C'est un peu étrange d'être dans le désert alors que la mer est à deux pas de soi! C'est magique comme paysage, deux contrastes qui se cotoient naturellement...

Le temps s'écoule et je réalise qu'il ne me reste que deux mois de voyage... Bon, deux mois, c'est beaucoup! Mais reste que j'appréhande mon retour, qu'il me fou la chienne. C'est beaucoup plus facile de ne pas savoir ou je serai dans deux jours que de savoir que je vais me faire chier au travail! Bref, ce sera un autre dur retour à la réalité. Mais bon, je vais commencer par profiter du Pérou (ca ne fait qu'une semaine que j'y suis!) avant de m'inquieter de mon retour!
Désolée si je n'ai pas plus de nouvelles, la plage demeure la plage, je n'ai pas tant de pétipéties à raconter...
Je vous donnes de nouvelles nouvelles d'ici peu!!

xx
P.S. Je me suis acheté un nouvel appareil photo!! Wouhou!!

Sunday, August 3, 2008

Retour à la case départ

Nous sommes revenus dans le sud de l'Équateur: Guayaquil, Cuenca... Nos tout débuts dans ce petit pays. J'ai l'impression d'avoir tellement évolué depuis, d'avoir grandis, appris plein de choses. Je revois les premiers paysages que nous avons vu, je me rappelle nos premières impressions, nos inquiétudes face à tout ce qui nous attendait. Tout a tellement changé, maintenant je sens que l'Équateur fait partie de moi en quelque sorte.
Le Pérou dans quelques jours. Ca va fait bizarre de changer de pays, de monnaie, d'accent espagnol, de paysages... Gab ne nous suivras pas au Pérou. Son avion pour retourner au Canada est dans moins de deux semaines alors ca ne vaut pas la peine de changer de pays. Je crois que ca va être difficile de me séparer d'elle après tout ce temps passé ensemble. On aura tellement vécu d'émotions fortes!
Bon, je profite de mes derniers moments en Équateur et je vous redonnes des nouvelles au Pérou!

Friday, August 1, 2008

La ruta del sol

Grasse matinée, petit déjeuner copieu à l'heure du brunch, après-midi ensoleillé à la plage, chasse aux crabes et affront de vagues du pacifique, souper aux fruits de mer, bière au bord de mer en fin de soirée et bain de minuit... Ainsi se résume mon rythme de vie sur la côte pacigique de l'Équateur...
Je profite de l'océan et de ses merveilles, je me gave de jus de fruits frais (pressés devant soi... woah, je m'achète un extracteur à jus en revenant) et je me prélasse dans des hamacs... La grosse vie sale quoi. Comme d'habitude, je profite de chaque moment qui s'offre a moi, du soleil, de la mer.. Je réalise que j'ai énormément de chance de vivre tout ça en ce moment.

Pour ce qui est des photos... J'en aurait pas pour un bout. Me suis fait volé mon appareil photo bordel de merde. Les voleurs ici sont vraiment pros: Mon sac était entre mes jambes et je ne dormait pas.. et le con à quand meme réussi a me voler mon appareil photo, ma belle sacoche verte qui venait du marché d'Otavallo et le canif suisse de mon papa. Bon, au moins j'ai toujours mon passeport et mon argent.. mais il aurait pu me laisser ma sacoche le salaud!! heh, shit happens.. Je vais m'en remettre! Mais d'ici a ce que je me rachète un autre appareil (et ils coutent les yeux de la tete ici), plus de photos...