Friday, October 10, 2008

Une fin...

Comme toute bonne chose à une fin, mes 142 jours en sol sud-américain prennent fin aujourd'hui.
Je me trouve au meme endroit, devant la même fenêtre du même aéroport où voilà cinq mois, je trépignais d'impatience, d'inquiétude et de joie à l'idée de tout ce qui m'attendait. Aujourd'hui, je m'y retrouve changée, grandie (et parlant mieu l'espagnol) grâce à toutes les nouvelles expériences que j'ai vécu, à tout ce que j'ai pu assimuler de l'Amérique du Sud mais aussi touchée par une déja trop grande nostalgie.
Je retourne donc au train-train montréalais, de retour à la réalité, après cinq mois de déconnexion totale, avec cinq mois de nouveaux bagages qui m'aideront à enchaîner mon retour et mes nouveaux acquis à ma vie montréalaise.
En cinq mois, j'aurais pu m'amouracher de la diversité Équatorienne, m'épanouir devant les merveilles du Pérou, profiter du sourire du peuple bolivien et apprendre à connaître des personnes qui me sont aujourd'hui très chères. Je reviens à Montréal, le coeur rempli d'images, de souvenirs et d'évênements, la tête pleine d'idées et d'envie d'aventures prochaines et surtout, je revient l'esprit libre grâce à toute la beauté que m'auront apporté les cinq derniers mois.

''Je reviens à Montréal, le corps tatoué du visage des gens'' -Ariane Moffat

Thursday, October 2, 2008

Last Round

Les journées s'écoulent de plus en plus rapidement et je réalise que je suis en train de vivre mes derniers moments ici. J'aurais aimé passer un peu plus de temps en Bolivie, mais ça sera pour un autre voyage. Voici les récits des trois dernières villes qu'on aura visiter avant mon retour à LaPaz.
Potossi :
Potossi a déja été le centre de la richesse de l'Espagne. L'immense montagne qui borde la ville étaitjadis remplie d'argent et une quantité phénoménale du métal y a été envoyé lors de l'époque coloniale. Autrefois la ville la plus riche de l'Amérique du Sud, elle n'est maintenant plus qu'une jolie ville où il fait bon flâner. Il est possible de visiter les mines coopératives où les mineurs travaillent encore (sous des conditions de travail horribles) afin d'y retirer ce qu'il y reste de minerais mais un concours de cisconstances et une mauvaise grippe m'auront empêcher d'y faire mon tour.
Sucre:
Sucre est probablement la plus belle ville de la Bolivie, avec ses rues coloniales et sa place centrale bondée de palmiers et de gens. Capitale de fabrication de chocolat, vous pouvez déja m'imaginer dans le boutiques de chocolat équitable et délicieux : ''Je vais prendre ça, et ça, et ça. Ah, et ça et ça, juste pour goûter.''
Durant notre séjour dans la ville, on aura même pu assister à la tempête de grêle du siécle! Du jamais vu! Une grosse pluie a commencé par inonder les rues de la ville pour ensuite se transformer en grêle! Des grêlons gros comme ça ne se peut pas! On se serait cru dans un paysage d'hiver, la glace remplaçant la neige, une rivière glacée occupant les rues et les Bolliviens découvrant les plaisir de batailles de boules de.. glace.
Cochabamba:
Cochabamba est une grande ville sans plus. La vie nocturne lui aura donné un peu de cachet puisque nous y auront passé notre unique soirée dans un café-bar nommé Casablanca à siroter de bonnes bières locales et en écoutant un duo Jazz live.
On y aura aussi vu la Grande Statue du Christ, qui est en fait plus grande que celle de Rio de Janeiro au Brésil mais qui n'a pas été élue merveille du monde pour autant...

De retour à LaPaz, je profite de mes derniers jours avec mon copain et de la fin de mon séjour... De retour dans une semaine!

Uyuni

Nous voici donc arrivés à Uyuni, petite ville au genre Western du Sud de la Bolivie. Ici nous attend LE tour pour lequel je m'impatiente depuis le début de mon voyage : 3 jours à traverser le plus grand désert de sel (et probablement le plus haut du monde aussi) en Landcruiser, à observer les merveilles que la nature nous offre.
Jour 1 :
Nous avons débuter notre séjour pas une courte visite du cimetière de train de Uyuni (bonjour la rouille) pour ensuite nous enfoncer dans le désert tout blanc de sel. L'étendue de sel semble infinie et s'étend en craquelures au loin, les jours de pluie (approximativement deux fois par année), le sol se transforme en miroire et reflète tout ce qui y pose pieds (inutile de vous dire que j'aurais tout donné pour qu'il pleuve mais saison oblige, c'est le soleil qui nous a accompagné) ; un paysage qui sort tout simplement de l'imaginaire.
Nous nous sommes arrêtés sur l'Isla del Pescado, une ancienne île de cette jadis mer, composée de fossiles de corails et de cactus centenaires. Fin de journée dans un hotel de sel (les murs, les lits, les tables! Tout est en sel!) sous un ciel plus qu'étoilé!
Jour 2 :
Nous nous sommes éloignés du déser de sel pour nous diriger vers un désert cette fois plus réel. Au fil des kilomètres sont apparus les lagons, petits, grands.. jusqu'au Lagon de Medianda, remplis de flammands roses! Image assez loufoque : décors vide et sec parsemé de montagnes, température froide et.. flammands roses. Une autre série de lagons a s'est dévoilée sur le chemin, de toutes les couleurs (bleu, café, vert) duement à la présence de minerais et d'algues. Le plus impressionant aura été la Laguna Colorada, rose, bleue et parsemée d'île de sel (et de flammands, bien évidement). Le trajet s'est poursuivi en faisant des haltes pour admirer des arbres de pierres, des montagnes de lave habritants des viscachas (petit lapin-chinchyla au nez de cochon) et pour jouer avec le moteur du Landcruiser qui faisait des siennes. Deuxième nuit dans un hotel glacial au beau milieu de nul aprt (hourra pour la laine d'alpaca, je ne le dirait jamais assez souvent).
Jour 3 :
Lever : super tôt pour pouvoir admirer le lever de soleil sur les geysers ''sol de Mañana''. On se rend aux geysers (de peine et de misère puisque le Landcruiser fait encore des siennes, lala, ça s'annonce mal) où nous attendent vapeur, odeur de souffre et bouette en éboullition en plein milieu d'un ancien cratère. Avec le reflet du soleil, on se croirait dans un décors de sorcières. Prochain arrêt, la Laguna Verde. Le hic, c'est qu'on ne s'y rend pas, le landcruiser à le mal de l'altitude (on est a plus de 5000m). Notre guide tente le tout pour le tout en jouant au McGaver avec le moteur mais après tois heures, il s'avoue vaincu... On marche jusqu'au Laguna Verde (d'un turquoise qui rapelle la mer des Caraïbes) et ensuite jusqu'au campement le plus proche (qui heureusement n'est pas trooop loin) pour appeler la compagnie qui nous enverra un autre véhicule. Nous avons été chanceux dans notre malchance puisqu'il y avait déja un autre auto prêt à nous ramener à la ville, tout juste à temps pour attraper notre bus (de justesse) pour Potossi.
Bon, cette péripétie nous aura fait manquer le Désert de Dali et les bains thermiques (j'en veux personellement à Toyota) mais me vaudra une belle histoire à raconter à mes petits enfants.



Friday, September 19, 2008

Du sommet du monde

Je suis arrivée en Bolivie, pays où l'on retrouve le plus haut de tout au monde. Je vous écrit d'ailleurs de la capitale la plus haute du monde; LaPaz.
Nous venons tout juste d'arriver du lac Titicaca, de Copacabana, petite ville qui borde ce dernier. Les paysages embellissent et encore une fois, j'en ai eu le souffle coupé! Le lac d'un bleu transparent qui s'étend à perte de vue au milieu des montagnes, les couchers de soleil qui vous font oublier l'air frisquet (parce qu'en Bolivie, il fait frette!)... Nous avons également visiter l'Isla del Sol, au beau milieu du lac (le lac navigable le plus haut du monde, bien évidement). Petite île de 2500 habitants qui vit malheureusement du tourisme mais qui promets des levers de soleils époustoufflants. Selon la légende, c'est sur cette île que seraient nés le soleil ainsi que les premiers Incas, Manco Capac et Mama Ocllo (non mais j'aurais tout de même vu le berceau de la civilisation inca ainsi que le lieu ou le dernier des Incas a été tué!)
L'eau bleue donne à l'île un air méditerranéen alors que les petits villages traditionnels lui procure un charme bien d'ici.
Le coùt de la vie ici est beaucoup plus bas et je dois me retenir à deux mains (voir six) dans les marchés d'artisanats pour ne pas tout rapporter avec moi (en bonne dépenseuse compulsive que je suis). Tout est tellement joli! J'achèterais tout, pour ramener un bout de l'Amérique du Sud avec moi.

Sunday, September 14, 2008

Comment j'ai déjoué le complot touristique du Perou

Après Cuzco (ville touristique mais oh combien jolie) vient le MachuPichu. Le fameux! Le grandiose! Mais la visite de la légendaire citée perdue a un prix: tout d'abord, il faut se rendre à Aguas Caliente (ville conçue sur mesure pour la masse de touristes qui y débarque journalièrement). Le hic, c'est que cette ville est située au centre de quatre murs de montagnes, en plein milieu de la forêt humide et n'est donc accessible que par train. Prix du billet de train aller-retour pour Cuzco: 70$ US. Prix du billet d'entrée sur le site du MachuPichu: 41$ US. Prix du bus qui vous traîne au sommet de la montagne: 14$ US. Et là je ne mentionne pas les prix exhorbitants de la bouffe, des hôtels, de l'eau. Bref, on ne voit pas l'une des sept nouvelles merveilles du monde sans en payer le prix.

C'est pourquoi, suite à des conseils d'amis et aux directives des locaux, nous avons choisi de prendre le long trajet, un peu plus raboteux, pour nous aussi, aller admirer les vestiges incas. De Cuzco, en prenant les transports collectifs, vous pouvez vous rendre jusqu'à Santa Maria, pour 12$ US, en 4 heures. Vous prenez ensuite un taxi qui vous mène à Santa Teresa, en 1 heure pour 7$ US. Et de la en longeant la rivière pendant deux heures, et le chemin de fer pendant un deux à trois heures, vous arrivez à Aguas Caliente! C'est une belle marche de cinq heures (sans montagnes, comme je les aime) dans un paysage ponctué par la rivière bleue, les montagnes, la nature, qui vaut bien le détour! J'aurais donc vu le MachuPichu sans tomber dans le piège du monopole touristique du Pérou! D'autant plus que le chemin du retour nous aura coûter encore moins cher puisque nous avons trouvé des touristes espagnoles avec qui partager notre taxi et que nous sommes embarqués dans la boîte d'un camion de marchandise vide au lieu d'un collectif (beaucoup moin comfortable et plus froid mais 6 fois moins cher!).

On a donc mis le reveil à 3h am deux jours de suite: le premier, question de parcourir le trajet petit budget et le deuxième, pour monter les 1000 et quelques marches nous menant au MachuPichu! (évitant le bus plein a craquer et le 14$ d'extra). Nous sommes partis tot, questions d'arriver dans les 400 premières personnes afin de pouvoir monter sur le Waynapichu (la montagne qui surplombe le site et qui n'est accessible qu'à 400 personnes par jours). Pour arriver dans les premiers, nous sommes arriver LES premiers! Les premiers en ligne pour poser les yeux sur le site, en même temps que le lever du soleil. Le site est d'une beauté, étonament bien conservé, la vue vous couple le souffle! Nos efforts sont donc récompensés, nous avons exploré le MachuPichu de fond en comble, nous avons profiter du soleil avec les lamas et escalader le WaynaPichu (une autre montée d'une heure).

Prochain arrêt : le lac Titicaca, et après, la Bolivie!

Wednesday, September 10, 2008

La descente... puis la remontée!

Je ne semble pas avoir compris que je n'étais pas faite pour monter des montagnes. En fait, les montagnes et moi faisons deux, surtout quand elles se trouvent a plus de 3000 mètres d'altitudes. Bon, j'exagère un peu. Je me suis embarquée dans un autre trois jours de trekking, dans le 2e canyon le plus creux au monde cette fois. Les deux premiers jours se sont fait sans trop de mal puis qu'on le descendait, le canyon. Mais chaque montée, si petite soit-elle m'épuisait, paralysée par l'altitude. Et puis, il faut bien le remonter, ce canyon! Au deuxième jour, un petit resort au fond du petit canyon (piscines et palmiers inclus) m'a permis d'oublier la montée qui m'attendait le lendemain. Un vrai petit charme! Demain attendra...
MAL DE L'ALTITUDE: Avoir la tête qui tourne, perte d'appétit, épuisement, engourdissement des extrémités du corps (vous savez les petites fourmis fatiguantes qu'on a quand on est assi trop longtemps de la même manière? Bien j'en avait jusque dans mon nez!!!) et surtout, ne pas pouvoir respirer comme on le sent. Rien de plus frustrant, chercher son souffle sans jamais le rattraper! J'ai ici une petite pensée pour tous les asmatiques de ce monde. Bon, comme vous pouvez l'imaginer, la montée de trois heures a été assez difficile pour moi. Je suis une chochotte de la montagne! Et la, j'ai une petite pensée (et une admiration infinie!) pour les locaux qui vivent dans les villages de ce canyon (qui n'est atteignable qu'a dos d'âne ou a pieds), et qui fond le trajet 4 fois par semaine, 4 fois plus vite que moi alors qu'ils sont 4 fois plus vieux que moi! J'ai du me faire dépasser par deux papis et trois mamies qui se rendaient à la ville la plus proche! (Et j'ai arrêté de compter les jeunes...) Mais bon, je ne regrète en rien l'expérience!
Nous sommes maintenant a Cusco, on passe notre dernière semaine au Pérou! Et j'entame le décompte.. 30 jours avant mon retour. Seigneur, je n'aurais pas du y penser!

Friday, September 5, 2008

D'aventure en surprises


Lima est une grande ville; elle aura été de pollution (la ville est surplombée par un épais nuage de smog) et de surplus de gens sur les troittoirs. La visite vaut tout de même la peine, du Lima central (plus historique et sale) au Miraflores (quartier de riche, style européen, en bord de mer). On y est resté 5 jours, question de vivsiter ses quelques attraits, de décompresser, de magasiner (heh et surtout de prendre un peu de temps avant de se relancer dans les interminables trajets d'autobus.
Arrêt suivant: Huncachina, tout près de la ville d'Ica. C'est un oasis où les riches péruviens passaient jadis leurs vacances. Aujourd'hui c'est devenu un spot ou les backpackers s'arrêtent pour profiter de ce petit coin de paradis et pour faire du sandboard! On en a bien évidement profiter et nous avons passer une journée complête à jouer dans le sable, au sommet d'énormes dunes et a faire du sandboard, journée qui s'est conclue par une joli coucher de soleil. Ce fut trop génial!
Maintenant, nous sommes a Nasca, attendant notre bus de nuit pour se diriger vers Arequipa (le machu pichu et la frontière Bolivienne se rapprochent à grands pas). Ici, il n'y a pas grand choses a faire, mise à part de voir les fameuses lignes de Nasca! Et on a décider de se gâter! Rien de moins qu'un survol des lignes à bord d'un petit avion! Petit retour historique : ces lignes on été tracées 400 ans avant notre ère. On ne sait pas trop par qui (on croit que c'est par la population Nasca) ni pourquoi mais aujourd'hui, après tout ce temps, on peut encore les admirer. L'avion était tout petit, les secousses énormes! et le paysage totalement fantastiques. C'était suréel de voir ces dessins, au milieu de nul part! J'avais du
mal à m'arrêter de sourire à mesure que les nouvelles figures apparaissaient au loin, le vol lui même était une petite aventure en soi!
Le Pérou ne cesse de me surprendre, je me sens comme une petite fille dans un parc d'amusement et qui n'en croit tout simplement pas ses yeux!


Thursday, August 28, 2008

Huaraz


Jour Un

Nous sommes atteris aux petites heures du matin dans la ville d'Huaraz, surplombée par une infinité de montagnes au sommet blanc : la cordillère blanche du Perou.
Les villes touristique et les étrangers sont de plus en plus présents dans notre séjour au fur et à mesure que nous poursuivons notre chemin vers le sud. Je commence donc à m'accoutumer aux "¡Hey! Niña gringa!" (mon nouveau petit surnom d'amour) et au fait que les agences de tours et d'activité de plein air péruviennes nous prennent pour de parfaits imbéciles.
Ici l'air est plus frais (bonjour la tuque en alpaca :) ... et le foulard, et le veston, et ... un chance que Félix est là pour mettre un frein à mes achats), je me croirais en octobre montréalais!
Demain, je m'embarque pour la grande aventure! Trois jours de marche au sein de la cordillère blanche : camping en montagne, grandes montées et une Sophie essouflée sont au menu. Je vous en redonne des nouvelles entre deux randonnées!

Jour 2

Le grand départ est à 7h30. "Six heure de marche sur un terrain plat" que le guide nous dit. Après 1h30 de bus, on nous débarque dans une petite vallée d'où on aperçoit les sommets eneigés des montagnes et où les vaches, les ânes et les chevaux vive tranquilement au rythme de la nature. Nos trois guides (dont un à près de 75 ans!) enfilent des backpacks plus haut qu'eux et probablement 4 fois trop lourd pour la santé de leur dos.
On débute la marche, ponctuée de petites pauses (du au fait que le contenu de leurs sacs de voyage aurait rempli la valise d'une fourgonette). Après ce qui me semble n'être qu'une petite heure de marche, on s'arrête. "¡Burros! Vamos a encontrar burros" que le guide nous dit. Tannés de traîner l'équivalent du poids d'une vache sur leur dos, nos guides partent à la chasse à l'âne pour qu'il le fasse à leur place. Finalement, on s'arrête pas bien loin question d'installer notre campement.
Les six heures péruviennes s'auront avérées n'en être que deux et demie. Bon, on est pas très essouflés mais les paysage (et les étoiles!!!!) aura valu le coup.

Jour 3

Réveil à 7h, suite à une longue nuit (un peu froide pour les orteilles). Petit déjeuner. "Aujourd'hui, nous allons marcher cinq heures en montant" que le Guide nous dit. Départ : 9h.
Bordel, y'est 9h20 et je suis déja à bout de souffle. Et il faut que je monte jusqu'à 4800 mètres de haut?? C'est pas sérieux.
Chacun de nos pas nous gratifie d'une vue de plus en plus belle sur les glaciers. Après ce qui me semble être une marche de deux heures (et avec mon corps qui me menace de faire une crise cardiaque), nous arrivons à notre premier lagon, aux reflets bleutés et à la source montagneuse. Une vraie beauté. Le paysage est époustouflant, on a peine à en croire nos yeux. Peite pause. En croquant ma pomme, je me retourne et j'aperçoit la montée (en fait, une partie de la montée) qui m'attend. Un petit chemin qui zigzague le long d'une montagne haute comme ca se peut pas.Ça y est, je vais mourir dans les Andes. La montée qu'on vient d'effectuer est une colline, que dis-je, une butte comparer à ce qui m'attend. Je prend mon mal en peine et j'entreprend le chemin. Alors là! On ne sait pas ce que c'est que d'être essouflés quand on a pas grimpé les Andes (je pense aux pauvres petits ânes, qui sont maintenant deux, ui doivent porter tout notre matériel). Mon souffle est court et mon coeur bat la chamade accélérée. Mais bordel que le paysage est beau! Les montagnes, les ruisseaux, le ciel bleu... Je n'en crois toujours pas mes yeux, toute cette splendeur qui s'étend devant nous, à perte de vue. On fini par arriver dans une belle vallée, question de pic niquer (et de se reposer). Suite du programme: lagon numéro deux (qui bien sur se situe au haut d'une autre montagne, mais petite cette fois). Après un petit 20 minutes de marche, nous nous retrouvons devant un autre lac d'eau pure, entouré de glaciers. Je manque de mots pour décrire toutes les merveilles qui se sont offertes à moi aujourd'hui. Aprés un petit moment zen devant ce joli paysage, direction campement! Et là, du fin fond de ma vallée, j'aperçoit notre guide de 75 ans (qui avaient devancé le pas) et ses deux ânes, tout au loin, si minuscules, en train d'escalader une montagne qui semblent interminablement haute. "Par là bas" qu'il nous dit, notre guide. Mon dieu seigneur. Je n'ai jamais sentis mon corps tant au bord du désespoir. L'altitude a joué contre moi et chaque pas de plus me prend un effort démesuré. J'ai peine à respirer, j'ai l'impression que je vais succomber d'un moment à l'autre. Le Cotopaxi et la randonnée après le lagon de Quilotoa peuvent bien aller se cacher, ce n'était en aucun point comparabl. Quand on compte ses pas entre chaque petite pause pour s'encourager, quand les larmes vous montent aux yeux face au sommet (qui recule, je vous le jure!) et quand chacun de vos muscles tremblottent après le moindre effort, ça, ÇA c'est se surpasser, c'est dépasser ses limites. Alors que j'avais cesser d'y croire, mes efforts on fini par porter fruits. Nos tentes sont apparues, au sommet de cette montagne, bordées par un petit ruisseau. Arrivée : 16h30. Les cinq heures péruviennes se seront trasformé en sept heures et demie.
De ma tente, je vois les glaciers qui s'étendent en chaîne et la beauté de la nature qui semble intacte. Toue cette misére m'est donc oubliée : Je campe au sommet du monde et il neige tabarnak!

Jour 4

Réveil : 6h30, suite à une courte nuit ponctuée de réveil dus aux étourdissements, aux maux de ventre et aux bouffées de chaleur (ça y est, le mal de l'altitude, ou une insolation, ou les deux, m'auront attrapé). Petit déjeuner : rien ne veut entrer, tout veut sortir. Les guides me regardent en se demandant si je vais me rendre jusqu'au bout. "une heure de montée, deux heures de descente et 4 heures de terrain plat" que le guide nous dit. Je ne sais plus si je dois me rejouir ou voir peur. Départ, 8h30.
La montée, si courte soit elle (environ une heure et demie), m'est insuportable. Je suis étourdie, je me demande si je dois mettre le pieds sur la roche qui tourne autour de mois ou celle qui est floue, je respire comme une poisson au milieu du désert. Le sommet apparait, enfin! 5100 mètres! Petite pause, prise de conscience.. Wouah! le paysage est féerique! Montagne, lagun au loin, vallée... Encore une fois, tout ça aura valu la peine!
On entreprend donc la descente, qui doit sonner plus facile qu'elle ne l'est réellement. Chaque pas doit être amorcé avec précaution puisque le terrain n'est évidement pas asphalté. Mes étourdissement rendent la chose d'autant plus agréable. J'ai mal au ventre, la tête qui tourne et du mal à faire un seul pas. On finit par arriver sur le terrain plat. Le gazon (pas des roches!) est une vrai petite douceur pour mes orteils. N'ayant pas mangé depuis la veille, je n'ai vraiment mais vraiment plus d'énergie. Bref, le retour au bercail représente une vraie épreuve pour moi. Aprés quatre heures de marches, les glaciers finissent par rapetisser derriére nous, et le chemin prend fin.
Arrivée, 16h. Je ne sais pas si les prédictions péruviennes auront été justes, ayant perdu toute notion du temps mais bordel que ce fut accomplissant! Cette petite expédition de trois jours m'aura donné la chance de voir les plus beaux paysages qu'il m'ait été donné d'admirer, d'apprécier plus intensément l'instant présent et les merveilles de la nature et d'être forte comme jamais je ne l'aurais été!

Thursday, August 21, 2008

Au pays des ruines...

Mon périple au Pérou se continue dans la tranquilité mais surtout, ponctué de multiples découvertes, plus merveilleuses les unes que les autres.
Après notre séjour en bord de mer, nous sommes déscendus vers chiclayo, une ville qui nous permettait de faire escale avant de s'enfoncer une peu dans les montagnes. Tout près de là, nous avons pu visiter nos premiéres ruines péruviennes. Bon, elles on été un peu décevante (on aurait plutot dit un grand tas de bouette plutot qu'une pyramide, mais bon.) malgré que les sarcophages de la noblesse de cette population pré-incaïque étaient interessants.
Chachapoyas à été une communauté plus interessante que la précedante. Un petit village andin : marché, place centrale et montagnes.. De plus, les alentours nous on permis de découvrir tout plein de paysage fantastique. Une chance d'ailleurs puisque nous avons été pris dans cette ville plus de 5 jours puisque les routes étaient bloguées par des grèvistes...
Nous avons donc vu les ruines de Kuélap (pré-incaïques), perchées au haut d'une montagne. Nous avons marché jusqu'a la petite communauté de Huancas pour découvrir un canyon gigantesque et majestueux. Un des paysages les plus impressionants qui m'aie été donné de voir! Et entre deux pancartes ''Papa, ne court pas, ta famille t'attend'' (reste à en déterminer le vrai sens) et''SVP roulez à droite'' (hum, rassurant qu'il ait a nous le spécifier), nous avons rouler, que dis-je, zigzaguer entre les montagnes aux petites heures du matin pour découvrir la troisième plus haute chute du monde! Bref, c'est une bonne chose que nous ayons été pris dans ce petit village pour plusieurs jours.

Après un autre 20 heures de bus (Grèviste obligeant au détour), nous sommes de retour sur la côte (un peu moins chaude) à Trujillo. Nous avons visiter d'autre ruines (celles de Chan Chan et qui devraient ètre les dernières avant le MachuPichu) et nous nous re-tapons uns autre 9 heures de transport ce soir (je commence à en avoir ma claque des bus, c'est donc ben grand le Perou bordel) pour nous diriger vers Huaraz (dans les montagnes, cordillére et vues de la muerte garanties).
D'ici la, je vous laisse avec quelque photos!
xx


Thursday, August 14, 2008

Peru style

Et voila! Un tout nouveau pays! On a passé les douanes sans problème, mis a part une petite madame qui amenait une caisse de fleur avec elle... Perte de temps mais bon, tout a bien été. On a donc laissé Gab derrière et je voyage maintenant seule avec Félix.
Le changement de culture ne se fait pas sentir intensément: les gens sont plus souriant, les paysages plus pollués mais reste que les différences ne sont pas encore flagrantes.
Nous sommes au Nord du pays, sur la còte (et oui, je profite encore et toujours de la plage et de la mer... heh). C'est un peu étrange d'être dans le désert alors que la mer est à deux pas de soi! C'est magique comme paysage, deux contrastes qui se cotoient naturellement...

Le temps s'écoule et je réalise qu'il ne me reste que deux mois de voyage... Bon, deux mois, c'est beaucoup! Mais reste que j'appréhande mon retour, qu'il me fou la chienne. C'est beaucoup plus facile de ne pas savoir ou je serai dans deux jours que de savoir que je vais me faire chier au travail! Bref, ce sera un autre dur retour à la réalité. Mais bon, je vais commencer par profiter du Pérou (ca ne fait qu'une semaine que j'y suis!) avant de m'inquieter de mon retour!
Désolée si je n'ai pas plus de nouvelles, la plage demeure la plage, je n'ai pas tant de pétipéties à raconter...
Je vous donnes de nouvelles nouvelles d'ici peu!!

xx
P.S. Je me suis acheté un nouvel appareil photo!! Wouhou!!